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 [Fanfiction] Indigo²

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MessageSujet: [Fanfiction] Indigo²   Ven 20 Fév - 22:32


 
Indigo² △ Chapitre un


Connard de bébé. Connard d’Arcobaleno. Connard de Mammon.

Tu m’as laissé. Tu n’as même pas pensé à moi. Je sais que ta condition d’Arcobaleno te pesait, que ta malédiction t’enrageait. Mais avais-tu réellement besoin d’en arriver là, de fuir ainsi ? Tu m’as laissé, Mammon, et je t’en veux. Je t’en veux de ne pas avoir tenu assez à moi. Je t’en veux pour ton geste, pour ta lâcheté. Je t’en veux de m’avoir abandonné, de ne pas m’avoir laissé le moindre espoir de te sauver.

Tu t’es jeté dans le vide devant moi. Cette image restera gravée à jamais en moi. Cette nuit-là, je ne l’oublierai jamais. J’ai même presque peur de fermer les yeux, le soir. J’ai peur d’avoir rêvé et que ça ne soit pas encore arrivé, que quand j’ouvrirai les yeux la scène se réalisera réellement. Je ne supporterai pas de voir ça une seconde fois. Je ne veux pas être impuissant une deuxième fois. Plutôt me jeter  avec toi. D’ailleurs, j’ai voulu le faire. J’ai voulu te rejoindre. Mais le boss ne laissera pas un second membre de son escouade fuir. Lussuria me surveille. Squalo le remplace de temps en temps. On ne me laisse plus jamais seul. Ils ont peur que je fasse une bêtise. Qu’une nouvelle nuit de drame vienne.

Je me souviendrai à jamais de cette nuit. Comme toujours, tu dormais à mes côtés. Tu avais délaissé depuis bien longtemps le berceau que Lussuria t’avais offert, préférant ta couverture miniature et l’un de mes oreillers de qualité supérieure. Comme tous les soirs, alors que tu t’endormais en comptant les comptes en banque que tu avais vidés aujourd’hui, je tentais d’apercevoir ce qui se cachait sous ta capuche. Plus de dix ans que tu nous avais rejoints, plus de dix ans que nous travaillions ensemble, mais tu restais toujours aussi mystérieux. Ou mystérieuse. Je ne sais toujours pas et sans doute ne le saurais-je jamais. Même si je soupçonnais fortement ta féminité.

J’étais sur le point de m’endormir. Tu gigotais dans ton sommeil. Ça ne t’arrivait que rarement, tu avais un sommeil généralement paisible. Je me souviens m’être redressé, t’avoir veillé. Il a suffi d’un moment d’inattention pour que tu m’échappes. Quand mes yeux se sont posés sur ton oreiller, tu n’étais plus là. La porte était ouverte. Au début, j’ai pensé à une envie pressante, un petit creux. Je ne me suis pas inquiété. Puis je t’ai vu. Par la fenêtre. Tu étais dehors, sous la pluie. Je voyais nettement ta silhouette de poupon encapuchonné dans les halos des lampes extérieures. Ni une, ni deux, j’ai fracassé ma porte vitrée pour aller plus vite et je me suis élancé sous la pluie, derrière toi. Les derniers mètres, tu as cessé de flotter, tu as commencé à marcher. Je ne comprenais pas ce que tu faisais, donc je t’ai suivie. Tu t’es arrêtée au bord du précipice. Et tu t’es retournée vers moi. Tu as esquissé un petit sourire, un de ceux que tu n’affiches que très rarement, un sourire sincère.

Puis tout a basculé. Tu as basculé. Dans le vide. Je me souviens avoir hurlé ton nom, je me souviens m’être précipité pour te rattraper. Ma main t’a manqué de peu. À quelques secondes près, je t’aurais sauvée. J’ai vu ton corps chuter, j’ai entendu le bruit des os se brisant suite à un impact trop puissant. Je t’ai vue te tuer. Sans savoir pourquoi. Sans avoir pu faire quoi que ce soit.

Puis je me suis mis à rire. Je venais de comprendre. Tu me faisais une blague. Tu avais tout filmé, pour revendre la bande et te faire de l’argent. Je me suis assis dans la boue et je t’ai attendue. C’était une mise en scène, une blague. Tu allais remonter d’un moment à l’autre, te moquer de moi avec ta petite voix monocorde et sans inflexion.

Le lendemain matin, le reste de la Varia s’est assemblé autour de moi. Je t’attendais toujours. Des sbires ont été envoyés en bas pour retrouver ton corps. Ils l’ont évacué. Mais moi, je ne voyais qu’une poupée de chiffon, un artifice. Tu étais toujours en bas, tu continuais ta blague. Je t’ai attendue trois jours avant de flancher. Quand je me suis réveillé, j’étais dans notre chambre, Lussuria faisant les cent pas à côté de mon lit. Il m’avait trouvé au bord du précipice, évanoui et brûlant de fièvre.

Deux jours plus tard, nous étions tous réunis face à une tombe. Ton nom était gravé dessus. Le dixième Vongola et ses gardiens étaient tous là. Mais pour moi, tu n’étais pas morte. L’enterrement s’est déroulé dans un silence de plomb et tous se sont retirés à l’intérieur pour un dernier verre. Mais moi, je suis resté. Je suis resté devant cette pierre de marbre où était gravé ton nom.

− Alors Mammon, vas-tu faire attendre ton Prince encore longtemps ?

J’ai attendu. Encore. Les heures se sont écoulées. Et quand la nuit est tombée, une première larme ruissela sur ma joue. Je devais me faire à l’idée. Tu m’avais abandonné. J’allais te traquer, j’allais te le faire payer. Mes sujets n’avaient pas le droit de trahir leur Prince. Les princesses n’avaient pas le droit de fuir et de se suicider.
Et toi, tu n’avais juste pas le droit de m’abandonner de la sorte.


Comme tu partageais ma chambre, c’est moi qui fut chargé de rassembler tes affaires. Lentement, je plaçais chacun de tes objets personnels dans une boîte en carton. Ce fut en soulevant ta couverture que je découvris l’enveloppe indigo. Mon nom était écrit dessus, de ta belle écriture si identifiable. Je la tournais de longues minutes entre mes doigts, hésitant entre l’ouvrir et la détruire à l’aide de mes couteaux. La curiosité fut la plus forte.

« Prince stupide,

Si tu trouves cette lettre, c’est que je ne suis plus de ce monde et que j’aurais réussi. Ma mort n’a qu’un seul but  vous protéger. Quelque chose de terrible se prépare et mon existence vous met en danger. Mon sacrifice vous servira, sois en sûr. Je regrette de ne pas t’en avoir parlé plus tôt, mais jamais tu ne m’aurais laissé mettre mon plan en œuvre.
Prend soin de toi et gagne cette guerre. Si tu y parviens, alors je reviendrai.

Au revoir, Belphégor.
Ta tendre Mammon.

PS : t’as pas intérêt à toucher à mon fric. »

Les lettres se brouillèrent et se diluèrent. Il me fallut un moment pour comprendre que c’étaient mes larmes qui détrempaient les mots tracés à l’encre. Mes doigts effleurèrent ce qui était encore visible. Ta tendre Mammon. C’était un secret qu’elle me confiait en guise d’adieu. Mes couteaux s’élevèrent autour de moi afin de réduire la lettre en confettis, mais les mots se brouillèrent pour en former d’autres.

« Protège-le au péril de ta vie. »

Une bosse se créa dans ma poche et je plongeais la main dedans pour en ressortir l’objet qui venait de s’y matérialiser. Sa tétine indigo. Je la levais à hauteur de mes yeux, la faisant briller dans le soleil de cette fin d’après-midi.

− Je gagnerai cette guerre pour toi, Mammon. Tu n’avais pas le droit d’abandonner ton Prince. Mais si tu reviens, tout te sera pardonné.

 
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] Indigo²   Sam 21 Fév - 17:16


Indigo² △ Chapitre deux {Fran}


Je me trouvais au portail du domaine de la Varia, mes quelques affaires personnelles tenant largement dans la minuscule valise que je tenais à la main. Je penchais légèrement la tête sur le côté, observant le palace que j’apercevais au loin. Alors c’est ça, le manoir de l’unité d’élite des Vongola ? Des ailes entières n’étaient que ruines et certains fumaient encore. Même à une centaine de mètre, je pouvais entendre les braillements des occupants, plus une sorte de brouhaha que des sons distincts. Je poussais le portail et m’engageais sur le chemin de rocaille. J’observais le décor autour de moi, ces jardins qui auraient pu être beaux sans tous ses éclats de murs et l’herbe laissée à l’abandon, poussant follement au gré de ses envies. Je remarquais toutefois un espace qui se démarquait nettement dans le chaos ambiant ; là, l’herbe était bien coupée, l’endroit était entretenu. Une tombe s’élevait à et, posée sur le marbre froid et poli, une gerbe de fleurs. Fraîches, me semblait-il.

Je continuais ma marche jusqu’à la porte, tandis que le brouhaha s’intensifiait et que les sons commençaient à se distinguer les uns des autres. Ainsi, je pouvais entendre quelqu’un brailler ce qui ressemblait à des « Voiiiiiiiiiiiii » furieux, des rires sadiques, des « Booooooss » éplorés et… et une drag queen ? Oui, c’était bien le ton maniéré d’une drag queen, je ne rêvais pas. Toutefois, nulle de ces pensées de fit bouger d’un iota mon masque impassible et désintéressé. Ignorant la folie ambiante, je toquais à la porte à l’aide du heurtoir ouvragé en forme de lion rugissant. Le silence se fit un instant, et la porte s’ouvrit. Un punk.

− Ooooh, un chaton abandonné ! roucoula le punk à la voix de drag queen.

− Voiiiiiii ! Dégage, Lussuria ! J’vais le découper en rondelles ton chaton abandonné !

− Maaaaaah, Squalo-chan ! Je ne pourrai plus rien faire du cadavre si tu en fais des tranches !

− SILENCE BANDE DE DÉCHETS !

Après la drag queen et l’enragé, le grand chef indien. Merveilleux. Où avais-je donc atterri ? C’était ça, l’unité d’élite de la Famille Vongola, la Varia ?

− T’es qui, déchet ?

− Fran, répondis-je d’un ton monocorde. Votre nouveau Gardien de la Brume.

Un silence choqué se fit. Du moins chez la drag queen, qui se tourna vers un autre personnage, qui venait d’arriver et n’avait encore pipé mot.

− Belphegor-chan, c’est le remplaçant de Mammon, fit la drag queen d’un ton hésitant.

− Ushishishi. Ce paysan ?

Ce furent ses seuls mots, car il continua paisiblement sa route et sortit du manoir pour se diriger vers la tombe. Je le suivis du regard alors que l’étrange blond s’asseyait au dos de la tombe, le dos contre la pierre de marbre.
La drag queen posa un coude sur mon épaule, mais je ne réagit nullement. Il y avait une pointe d’affliction dans sa voix quand il reprit la parole.

− Je pense que Belphegor-chan refuse encore d’accepter sa mort. Tous les jours, il va lui parler. Il était très proche de Mammon, il est fort possible qu’il ne t’accepte jamais comme son remplaçant.

Bah. Je m’en foutais un peu. Pour moi, ce n’était qu’un boulot, une mission parmi d’autres. Je ne comptais pas réellement m’attacher. Ce n’était pas mon genre. Ce n’était pas mon but. Une fois ma mission remplie, je m’en irais.
La drag queen se présenta sous le nom de Lussuria, la mama de la Varia. Certes. Cet homme avait un petit souci. N’avait-il donc jamais eu conscience d’avoir quelque chose entre les jambes ? Enfin soit. Ce n’étaient pas mes affaires. Il me mena à ma chambre, attenante à celle dudit Belphegor. Par la fenêtre, je voyais la tombe et le blond. Il souriait et jouait avec un couteau, décapitant une grosse fleur. Il dû se rendre compte que je l’observais car il tourna la tête vers moi. Je ne l’entendis pas rire mais je vis clairement le mouvement. Soit.


La table était déjà dressée quand j’arrivais dans la salle à manger. Les sièges étaient tous vides et je pris donc place face aux couverts arborant mon nom. Je pris le temps d’observer le reste de la table, tant qu’il n’y avait personne. Je supposais que l’espèce de trône était la place attitrée du boss. Deux bouteilles de tequila trônaient devant son assiette. Hum.
Une des place était dépourvue de couteaux. Sans doute l’autre blond. Pour le reste, ça semblait plutôt normal. Ah non, y en a un qui avait droit à des couteaux à poisson et non des couteaux à viande. Une sorte de végétarien accro à la truite meunière ?
Les premiers convives prirent place, à savoir le type aux longs cheveux argentés –l’accro au fish stick- et une armoire à glace armé de parapluie. Sérieux.

Le boss prit place, s’empara d’une bouteille de tequila et s’en rempli un grand verre qu’il avala d’une traite. Il semblait de très mauvais poil et l’argenté se mit immédiatement à lui chercher des noises.

− Voiiiii ! Boss de merde, tu vas pas DÉJÀ te mettre à picoler ?!

− La ferme, déchet.

− Mah, mah, calmez-vous les enfants ! L’entrée arrive !

Et voilà que le punk efféminé s’y mettait. Un tablier rose à volants noué autour des hanches, il débarqua dans la salle en chantonnant, porteur de six assiettes qu’il déposa devant chaque couvert en pirouettant.

− Tiens, Bel-chan n’est pas encore là ?

Au même moment, la porte s’ouvrit sur le blond, qui tenait entre les mains une masse noire et indistincte. S’approchant de moi, il me le fourra dans les mains.

− Ushishishi. Mon cadeau de bienvenue dans mon royaume, paysan. Portes-le, dors avec, mais ne t’avise pas de te présenter devant moi sans.

Je tournais l’objet entre mes mains jusqu’à identifier la chose. Un énorme chapeau. Ou une sorte de cagoule, je ne parvenais pas à voir clairement. Ah si. Une cagoule représentant une tête de grenouille.

− Bel-sempai, qu’est-ce ?

− Tu prends la place de Mammon, par conséquent tu seras Mammon. Ou plutôt, sa grenouille Fantasma.

− Ah.

J’enfilais le chapeau sans plus de question. Je m’étonnais un bref instant que l’homme possède une telle chose dans ses placard mais sans doute l’avait-il prévu à la base pour l’Arcobaleno, une fois la malédiction brisée et son corps adulte retrouvé.

− J’en prendrai grand soin, Bel-sempai.

− Ushishishi.

Ainsi se clôtura ma première journée au sein de la Varia. Le repas était assez étrange, avec le boss qui maintenait son X-Gun sous le menton de Levi qui avait tenté de le nourrir à la petite cuillère, Squalo qui ne cessait de brailler parce que son poisson était trop froid, Lussuria qui faisait des avances graveleuses à tout va et Belphegor qui s’amusait à m’envoyer couteau sur couteau dans le chapeau.

− Bel-sempai, arrêtez ça, ça fait mal, déclamais-je d'un ton morne et dénudé de toute trace de douleur.

© Shannon{sweetie}
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